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Le mot de Bob - SCHL

Par Robert Rosenberg Je me souviens, quand j'étais au Lowney, d'une jeune cliente dans la vingtaine qui, sortant de nos bureaux encadrée de ses deux parents, sautillait littéralement de joie après avoir pris son rendez-vous pour signer le contrat pour son premier condo. En la voyant, Kim, qui venait de servir cette famille, s’est exclamée : « Wow! C’est ça qui rend notre travail si spécial. »

Mais cette anecdote m'avait alors fait penser à autre chose : nous étions le 17 janvier 2011 et le ministre Flaherty annonçait de nouvelles règles de financement hypothécaire plus restrictives devant entrer en vigueur six mois plus tard. Des mesures visant à réduire l’endettement des Canadiens, surtout des premiers acheteurs s’hypothéquant au maximum pour accéder à la propriété. Je ne savais plus trop quoi en penser. D’un côté j'étais d’accord avec des mesures visant à protéger l’économie du pays en prévenant l’endettement. Mais d’un autre côté, je pensais à mon premier achat immobilier et de ma situation financière peu reluisante, pour ne pas dire précaire. C'est quand même ce premier achat qui m’a permis de commencer et de progresser, pour aboutir éventuellement avec une propriété de qualité et une hypothèque normale. Je ne prétends pas que tout s’est toujours bien passé; j’ai connu des moments difficiles, des taux d’intérêt hypothécaire de 20 %  (où était-il le ministre des finances à cette époque?), des consolidations et des transactions pour me sortir de situations serrées. J’ai su et pu m’adapter autant aux variations du marché qu'à celles de ma situation financière, entre autres parce que j’avais accès à du financement assuré par la SCHL. Je n’avais pas deux parents pouvant m’encadrer dans le bureau de vente d’un promoteur immobilier, mais j’avais la SCHL. Dans notre phobie actuelle des marchés financiers et du crédit trop facile, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Certains me parlent d’un marché trop chaud qu’il faut refroidir. Ne se souvient-on pas comment les baby-boomers ont changé tous les marchés? Ne réalise-t-on pas que présentement ce sont leurs enfants, aussi en grand nombre, qui poussent à nos portes pour se faire une place sur le marché de l’immobilier? Ce n’était pas plus de la spéculation à l’époque que ce l’est aujourd’hui. Ce n’est pas de la surchauffe, c’est de la démographie : le premier acheteur est un facteur important de l’effervescence du marché actuel. J’en vois plusieurs qui sont aidés par leurs parents, de nombreux autres ne peuvent compter que sur la SCHL. Pour réduire l’endettement des Canadiens, je verrais davantage le gouvernement s’attaquer au financement des voitures de luxe, des cartes de crédit, de la téléphonie cellulaire. Ce ne sont pas là, il me semble, des dépenses qui aident à construire l’équité d’une vie, comme ce peut être le cas pour l’immobilier. Je ne suis pas économiste et je manque de connaissances pour bien évaluer des facteurs tels le niveau d'endettement et les variations du marché immobilier. Mais je sais une chose pour l'avoir vécu : le support de la SCHL est essentiel à de nombreux premiers acheteurs ou jeunes familles. Je ne vois pas ça comme de l'assurance pour prêts à risque, mais plutôt comme une forme d'aide à l'accès à la propriété. Quand je constate les abus de financement hypothécaire chez nos voisins du sud et où cela les a conduits, je suis fier de nos pratiques conservatrices. Souhaitons par contre qu'elles ne le deviennent pas trop, surtout en visant les premiers acheteurs. Récemment j'ai été mis au courant d'un changement à la SCHL qui me laisse croire qu'ils ont compris où ils doivent devenir plus restrictifs. Une représentante de banque m'a avisé que dorénavant, l'acheteur qui souhaite obtenir un prêt assuré sur une seconde propriété devra faire preuve d'au moins 100,000 $ de liquidité ou d'investissements encaissables. On comprend que cette mesure vise les propriétaires de multiples résidences, qui sont en fait souvent des investisseurs; les premiers à être en difficulté si le marché chavire ou si les taux augmentent. J'attends encore des détails sur ce changement et sur comment il s'appliquera mais je suis déjà soulagé de constater que la SCHL semble mieux cibler les sources de risque. La SCHL vient de célébrer son 66e anniversaire. Qu'on la prenne pour acquis, qu'on l'ignore ou qu'on la critique, elle est pour moi un bijou de notre économie canadienne. Pour connaître son histoire, cliquez ici. Robert

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